Janvier 2012 : après des semaines de préparation, la moto arrive enfin à Buenos Aires!
Pour voyager en moto, tout le monde sait qu’il faut privilégier une moto légère, basse, qui ait du couple et une mécanique simple. Ce qui n’est pas le cas de notre magnifique Africa Twin 97, mais elle a le mérite d’être très fiable et les pièces de HONDA semblent faciles à trouver en Amérique latine.
Luigi (mécano martiniquais de 40 printemps) , un ami d’amis, accepte de réviser la moto et de m’aider à préparer la caisse nécessaire au transport.
Après 15 jours de bricolage dans son garage, la moto est enfin prête. Il ne nous reste « plus » qu’à trouver une caisse et choisir un transporteur. De nombreux professionnels nous orientent vers une société Argentine qui saura nous mettre en confiance et mener notre « bébé » à bon port.
Pour la caisse de transport, le plus simple et le moins couteux peut être d’aller récupérer chez un concessionnaire une caisse ayant servi récemment au transport de motos neuves. Une option qui peut s’avérer un peu longue mais néanmoins économique.
Une fois la moto en caisse, je trouve sur le web un chauffeur routier qui propose un Limoges-Le Havre pour remplir son camion, donc pas cher du tout et très flexible.
Sur sur les docks du Havre, la société Argentine prend le colis en charge pour 3 semaines de traversée. Entre temps, nous démarchons de nombreux assureurs Argentins pour finir par assurer notre moto à l’arrivée, en une petite demi-journée en périphérie de Buenos Aires. Et oui, cette démarche est obligatoire pour rouler en Argentine avec une moto étrangère.
Trois semaines plus tard, comme promis, nous apprenons que la moto arrive au port de Buenos Aires et que nous devons justifier son importation temporaire. 3 jours à courir entre les douanes et la société de fret, et voila qu’ils nous livrent la caisse en pleine heure de sieste. Nous remontons la roue avant au milieu des conteneurs avec l’aide d’un douanier motard (mais pas assez pour nous laisser prendre plus d’une photo). Il ne reste plus qu’à pousser la moto jusqu’à la pompe (100 m), et nous voila partis, grand kiff!
Après avoir fait le tour de la capitale pour nous pavaner et recharger la batterie, nous allons directement trouver un garage pour la belle car il est impossible de laisser une moto dormir dehors à Buenos Aires si on veut la retrouver le lendemain…
Nous finissons par trouver un garage/dortoir dans lequel nous pourrons surement faire souder les porte-bagages, vérifier les niveaux une dernière fois et faire nos dernières emplettes avant le grand départ.

